Autant le télétravail est très banalisé dans le secteur privé, autant il peine à se développer dans les institutions fédérales. Tous les deux ans le US Office of Personnel Management mène une grande enquête dont les résultats viennent d’être publiés pour 2010. Il est prévu que l’enquête devienne annuelle. Le détail des résultats est en ligne…ce serait bien si cela existait en France ! Cette enquête concerne 504.609 agents et 263.475 ont répondu au questionnaire.
C’est ainsi que l’on découvre les questions 72 et 73 qui sont consacrées au télétravail dans les agences fédérales. Au-delà du fait qu’un peu moins de 10% des agents fédéraux télétravaillent au moins un jour par semaine, ce qui est navrant est que 23% des agents déclarent ne pas télétravailler parce que cela leur est interdit alors que leur job s’y prête. Ceci est se comprend d’autant moins qu’en balayant le reste des questions il apparaît que de nombreux agents sont très autonomes dans leur tâches.
Ce résultat est d’autant plus médiocre que l’administration fédérale a investi sur le sujet et a créé un réseau de télécentres; principalement dans la région de Washington où les temps de déplacements sont au moins aussi pénibles que ceux que connaissent les franciliens.
Autre difficulté récente, l’échec du projet de loi lancée par l’administration Obama. Le texte avait été accepté au Sénat, mais n’a pas passé le cap des députés (the House).
Parmi les raisons évoquées pour souhaiter développer le télétravail dans les agences fédérales figure la nécessité de pouvoir continuer à fonctionner en cas d’attaque terroriste ou dans le cas d’une catastrophe naturelle.

